En trek longue distance, sous-estimer sa dépense calorique est l’une des erreurs les plus courantes. On part avec des rations « de randonnée », et au jour 3 la machine se grippe : jambes lourdes, lucidité en baisse, moral qui suit. Comprendre combien on brûle vraiment, selon le poids, le dénivelé, la charge et la météo, c’est la base pour construire une alimentation qui tient sur la durée. Ce guide donne les repères chiffrés et les outils pour calculer sa propre dépense, sans cours de physiologie.
Comprendre votre dépense énergétique en trek, c’est reprendre la main sur trois décisions très concrètes : combien de temps sortir, quel terrain choisir, et comment organiser votre alimentation. Les chiffres aident aussi à se rassurer : brûler davantage ne veut pas dire se mettre dans le rouge. Bien pilotée, la randonnée peut soutenir une perte de poids, améliorer l’endurance et renforcer des zones souvent négligées, tout en restant plaisante. L’objectif ici est simple : vous donner des repères fiables (dont le MET), des exemples réalistes et des outils pour estimer vos calories sans transformer la sortie en cours de physiologie.
En bref
La randonnée correspond en moyenne à MET 6 sans charge et MET 7 avec charge, ce qui place la marche en plein air parmi les activités à forte intensité modérée.
Une journée peut représenter 2500 à 5000 calories selon le poids, le terrain, le vent, le froid et le sac à dos.
Un calcul rapide permet d’estimer vos calories : MET x poids (kg) x durée (h).
Le dénivelé, la vitesse et le poids porté font “exploser” la dépense énergétique sans forcément vous obliger à courir.
Pour durer, l’alimentation doit suivre : priorité aux glucides, puis lipides, et un apport en protéines pour la récupération.
Comprendre la dépense calorique en trek : métabolisme et chiffres clés
La randonnée comme sport complet avec un MET significatif
Le MET (équivalent métabolique) sert à comparer l’intensité des activités. À MET 1, on est au repos ; plus la valeur monte, plus le corps consomme d’oxygène et donc de calories. En pratique, une randonnée “classique” sans charge est souvent estimée autour de MET 6, et une randonnée avec charge autour de MET 7. Ces repères sont utiles car ils transforment une sensation (“j’ai bien transpiré”) en ordre de grandeur mesurable.
Pourquoi ces niveaux comptent-ils ? Parce que la marche en terrain naturel combine propulsion, stabilisation et gestion du pas. Même sans sprint, l’effort devient continu : votre système cardio-respiratoire s’installe à une intensité stable, et vos muscles encaissent des milliers d’appuis. Résultat : la dépense énergétique est souvent plus élevée qu’on ne l’imagine, surtout dès qu’on prolonge la sortie.
Ce repère au MET évite aussi une erreur fréquente : sous-estimer une longue marche sous prétexte qu’on ne “souffre” pas. Une randonnée bien gérée peut être confortable tout en brûlant beaucoup de calories, ce qui en fait un levier durable pour la forme.
Calcul simple de la dépense énergétique : poids, durée et intensité
Pour estimer les calories dépensées, on peut utiliser une règle simple : calories ≈ MET x poids (kg) x durée (h). Elle donne une approximation utile pour décider d’un ravitaillement ou comparer deux itinéraires. Prenons un exemple parlant : poids 70 kg, 5 heures de marche active. À MET 6, on obtient 6 x 70 x 5 = 2100 calories. Avec un sac à dos ou une intensité plus élevée proche de MET 7, on monte à 7 x 70 x 5 = 2450 calories.
Un autre scénario souvent cité illustre l’ampleur possible : 70 kg sur 5 heures à forte intensité peut atteindre environ 2940 calories, ce qui correspond à une sortie où le rythme, le terrain et la charge augmentent le coût énergétique au-delà de la moyenne. À l’échelle d’une journée, une randonnée soutenue se situe fréquemment entre 2500 et 5000 calories selon votre poids et les conditions.
Ce qui compte, c’est la cohérence : si vous planifiez une longue marche, vos apports doivent suivre. Et si l’objectif est la perte de poids, mieux vaut piloter un déficit modéré que “couper” trop fort, au risque de subir une fringale et de dégrader la récupération.
Variabilité de la dépense calorique : terrain, sac et conditions climatiques
Deux randonnées de même durée peuvent donner des chiffres de calories très différents. Un chemin roulant permet une économie de mouvement ; un sentier technique impose des pas courts, des relances et une stabilisation permanente. Ajoutez un sac à dos de 5 à 15 kg, et l’effort augmente mécaniquement, car chaque pas déplace plus de masse.
La météo est un multiplicateur discret. Le froid oblige le corps à produire plus de chaleur : on observe souvent un surcoût d’environ +100 calories par heure dans des conditions froides, surtout si le vent s’en mêle. L’altitude aussi peut peser : la même marche devient plus coûteuse quand l’oxygène se raréfie, et l’intensité perçue grimpe sans que la vitesse n’augmente.
Ce jeu de variations explique pourquoi les estimations au MET restent des repères, pas des verdicts. L’important est de comprendre les curseurs : terrain, charge, climat, et rythme. À mesure qu’on les maîtrise, la randonnée devient un sport mesurable, donc plus facile à optimiser.
Le niveau d’entraînement est une variable que la formule MET ne capte pas. Un marcheur expérimenté développe une économie de mouvement qui réduit le coût énergétique à allure égale, parfois 15 à 25% de moins qu’un débutant sur le même parcours. Si vous êtes régulièrement en trek, votre dépense réelle est probablement inférieure aux chiffres affichés. C’est cohérent : le corps s’adapte, devient plus efficace, et la même distance coûte objectivement moins cher.
À retenir : pour une estimation solide, partez d’un MET 6 (sans charge) ou MET 7 (avec charge), puis ajustez selon le terrain et la météo afin d’anticiper vos calories et votre ravitaillement.
Facteurs influençant la dépense énergétique en randonnée : poids, sac et dénivelé
Impact du poids corporel et du sac à dos sur la consommation de calories
Le poids est le premier facteur mathématique : à durée et intensité égales, plus on est lourd, plus on consomme de calories. C’est mécanique : le corps déplace davantage de masse à chaque pas. C’est aussi une raison pour laquelle deux personnes sur la même randonnée ne vivront pas le même coût énergétique, même avec le même rythme.
Ensuite vient le matériel. Porter un sac à dos de 5 à 15 kg augmente nettement la dépense, car la charge s’ajoute au poids corporel, mais aussi parce qu’elle modifie la posture. Le tronc s’engage davantage, les épaules stabilisent, et la chaîne postérieure travaille pour garder un pas fluide. Ce qu’on constate sur le terrain : un sac de 7 à 10 kg bien réglé augmente la dépense sans dégrader la marche. Au-delà, le surcoût énergétique existe mais la fatigue parasite aussi, genoux, épaules, posture. Le rendement baisse.
Pour limiter les bobos, la logique “plus lourd, mieux c’est” n’est pas la bonne. On gagne souvent plus à mieux répartir la charge, régler la ceinture, et stabiliser le centre de gravité qu’à rajouter un objet. L’effort utile est celui que l’on peut répéter, pas celui qui casse la sortie.
Rôle du dénivelé et du rythme dans l’augmentation de la dépense calorique
Le dénivelé est un accélérateur de calories. En montée, vous luttez contre la gravité : les fessiers et les quadriceps travaillent davantage, et le souffle monte vite. En descente, l’effort change : les contractions “freinatrices” fatiguent, sollicitent les cuisses et peuvent surprendre le lendemain. Cette alternance explique pourquoi une randonnée vallonnée peut coûter plus cher qu’une sortie plus longue mais plate.
Le rythme joue aussi : plus la vitesse est élevée, plus l’intensité grimpe, et le MET effectif peut se rapprocher de valeurs plus hautes. Certaines sorties ressemblent alors à un “trail de marche”, sans course mais avec relances constantes. C’est souvent la forme la plus efficace pour augmenter les calories sans exploser la fréquence cardiaque, à condition de rester capable de parler par courtes phrases.
Une bonne méthode de pilotage est de moduler : accélérer légèrement sur les portions faciles, ralentir en montée, puis reprendre un pas régulier. On garde l’intensité globale, on réduit les pics, et on termine plus frais, ce qui permet d’accumuler davantage d’heures de marche sur le mois.
Influence des conditions climatiques et du type de terrain sur l’effort énergétique
Le terrain transforme la technique. Sur un sentier pierreux, chaque appui demande une correction, ce qui augmente le travail des chevilles, du gainage et des stabilisateurs. Sur la neige ou le sable, l’effort augmente encore : l’appui “fuit”, et le corps doit produire plus de force pour avancer. Même si votre application affiche une allure similaire, les calories ne suivent pas la même logique.
Le froid, lui, agit comme un impôt invisible. En conditions froides, on peut compter un surcoût autour de +100 calories/h, surtout si l’humidité et le vent s’ajoutent. À l’inverse, en forte chaleur, la dérive cardiaque augmente : la même marche devient plus éprouvante, et l’intensité perçue peut grimper malgré une vitesse plus faible. Dans les deux cas, l’hydratation et la gestion des couches deviennent des outils de performance, pas seulement de confort.
Ce sont ces détails qui font la différence entre une randonnée “qui passe” et une sortie qui laisse vidé. Ajuster son allure et son équipement, c’est protéger sa régularité, donc ses résultats.
À retenir : pour augmenter vos calories sans vous cramer, jouez d’abord sur le dénivelé et un sac raisonnable, puis adaptez l’intensité aux conditions plutôt que de subir la météo.
Les bienfaits musculaires, cardiovasculaires et mentaux de la randonnée
Renforcement musculaire global et amélioration de l’endurance cardio
La randonnée renforce bien plus que les jambes. Les fessiers et les cuisses encaissent la propulsion, mais le tronc stabilise en permanence, surtout sur terrain irrégulier. Avec des bâtons, les bras participent, et le haut du dos s’engage pour garder une posture efficace. Cette sollicitation explique pourquoi, après une longue marche, on se sent “entier” plutôt que ciblé sur un seul groupe.
Côté cardio, l’intérêt est la durée. Une séance d’une heure en salle peut être intense, mais la randonnée permet de rester longtemps dans une zone d’intensité utile à l’endurance. À force de sorties régulières, on observe souvent une respiration plus calme, une meilleure gestion des montées, et une récupération plus rapide entre deux journées de marche.
Ce double bénéfice, muscles et cœur, rend la progression très tangible. Beaucoup constatent qu’ils peuvent marcher plus longtemps, avec un effort mieux réparti, et des jambes moins “dures” le lendemain.
Effets positifs sur la santé osseuse et la réduction du stress
Le port de charge modérée et les impacts contrôlés de la marche stimulent la santé osseuse. Ce n’est pas une promesse miracle, mais un principe connu : l’os se renforce quand il est sollicité progressivement. C’est aussi pourquoi une randonnée régulière, avec un poids de sac maîtrisé, peut être un bon complément à d’autres sports.
Sur le mental, la nature agit comme un “réglage fin”. La marche en extérieur diminue souvent la rumination, améliore l’humeur et aide à remettre les priorités en place. Une question simple le montre : combien de décisions paraissent plus claires après quelques heures sur un sentier ? Ce bénéfice vaut autant que les calories brûlées, car il favorise l’adhérence dans le temps.
Dans une époque où l’attention est fragmentée, s’offrir un bloc de randonnée sans notifications est presque une hygiène mentale. Et quand le stress baisse, la récupération et les choix alimentaires suivent plus facilement.
Convivialité, plaisir de la nature et motivation durable pour randonner
La motivation tient rarement à un tableau de chiffres. Elle naît du plaisir : un col atteint, une lumière particulière en forêt, une conversation qui fait passer les kilomètres. La randonnée a cet avantage de mélanger activité physique et découverte, ce qui rend la constance plus simple que dans des pratiques perçues comme répétitives.
La convivialité joue aussi. En groupe, on régule naturellement l’intensité : on se cale sur un pas commun, on partage l’effort, on s’arrête au bon moment. Et pour celles et ceux qui sortent seuls, la préparation devient un rituel qui sécurise et libère l’esprit. Sur ce point, notre guide partir en trek seul aide à cadrer les bons réflexes.
Au final, la meilleure stratégie reste celle qu’on répète. Une marche régulière, même plus courte, construit plus de résultats qu’une grosse sortie isolée.
À retenir : visez une randonnée que vous aurez envie de refaire, car la régularité renforce les muscles, le cardio et la motivation plus sûrement qu’un pic d’intensité.
Alimentation et hydratation optimisées pour compenser la dépense énergétique
Macronutriments clés : glucides, lipides et protéines pour la randonnée
Quand la dépense énergétique grimpe, l’alimentation n’est pas un détail. Sur une journée à 2500 à 5000 calories, sous-manger peut sembler utile pour la silhouette, mais c’est souvent contre-productif : baisse d’intensité, fringales, récupération médiocre, et parfois abandon des sorties. Pour soutenir une randonnée régulière, on cherche plutôt un équilibre entre plaisir et stratégie.
Les glucides restent le carburant principal pour tenir un rythme de marche soutenu. Ils alimentent l’effort en continu et évitent le coup de mou. Les lipides apportent une énergie plus durable, utile sur des sorties longues à intensité stable. Et les protéines soutiennent la réparation musculaire, surtout après des descentes exigeantes ou des journées répétées.
Pour aller plus loin sans se compliquer la vie, on peut s’appuyer sur des ressources dédiées comme ce guide complet sur la nutrition en trek, qui détaille les quantités, la tolérance digestive et la logistique.
Hydratation régulière : prévenir la déshydratation et maintenir la performance
En randonnée, la déshydratation arrive souvent sans alarme : air sec, vent, altitude, ou simple distraction. Pourtant, quelques pourcents de perte hydrique suffisent à augmenter la perception de l’effort et à faire baisser l’intensité tenable. Boire régulièrement, même sans soif, reste l’une des habitudes les plus rentables.
Un bon repère : fractionner la prise, plutôt que de boire beaucoup d’un coup à la pause. En conditions froides, on boit moins par réflexe, alors que le surcoût énergétique peut augmenter ; en conditions chaudes, il faut anticiper et compléter en sels minéraux. Pour des conseils pratiques (contenants, fréquence, signaux), notre page nutrition et hydratation structure l’essentiel.
Hydrater, c’est aussi protéger la lucidité : quand l’attention baisse, les appuis deviennent moins propres, et la marche se dégrade. Sur terrain technique, cela se paie vite.
Exemples pratiques d’aliments avant, pendant et après la randonnée
Avant une randonnée, l’objectif est simple : remplir les réserves sans lourdeur. Un petit-déjeuner riche en glucides digestes fonctionne bien, surtout si la sortie démarre tôt. Pendant la marche, on vise des apports réguliers, car attendre la faim est souvent trop tard. Après, on remet du carburant pour accélérer la récupération, surtout si une seconde journée est prévue.
Avant : porridge, pain et miel, banane, ou semoule sucrée pour charger en glucides sans saturer l’estomac.
Pendant : fruits secs, barres, sandwich simple, et une boisson légèrement sucrée si l’intensité est élevée.
Après : repas complet avec féculents (encore des glucides), légumes, et une source de récupération, en gardant une hydratation active.
La règle la plus utile : testez en sortie “facile” avant de miser sur un produit nouveau. Une alimentation qui passe bien vaut mieux qu’un plan parfait sur le papier, surtout quand les calories brûlées augmentent.
À retenir : sécurisez vos glucides et votre hydratation pour tenir l’intensité sans subir, car la meilleure randonnée est celle qui se termine encore avec de l’envie.
Calculateur de calories dépensées en trek
Estimez vos calories à partir de votre poids, de la durée, de l’intensité (MET) et de conditions comme le froid ou un dénivelé marqué.
Vos données
Valeurs typiques : 45 à 120 kg (modifiable).
Exemple : 3,5 pour 3h30. Minimum 0,25 h.
Options (conditions)
Conseil : 10% (vallonné), 15–20% (montagne), 25% (très raide/technique).
Résultat
Les valeurs ci-dessous sont des estimations (elles varient selon terrain, altitude, poids du sac, rythme et condition physique).
Détail du calcul
- Formule MET : calories/heure = MET × poids (kg) × 1,05
- Option froid : +100 calories/heure (si activée)
- Dénivelé marqué : +0% à +25% sur le total
Rappel utile
Pour un résultat plus réaliste, ajustez le MET (6 ou 7), activez le froid si besoin et augmentez le dénivelé si la montée est fréquente.
Les montres GPS donnent une estimation personnalisée, mais pas toujours plus précise. La fréquence cardiaque au poignet, un profil fitness mal calibré ou un VO2 max surestimé peuvent conduire à sous-estimer la dépense réelle. Sur terrain technique et vallonné, la formule MET avec les bonus dénivelé et froid reste souvent assez réaliste.
Conseils pratiques pour maximiser les calories brûlées sans se fatiguer trop vite
Adapter distance, rythme et poids du sac selon son niveau et ses objectifs
Brûler plus de calories ne doit pas rimer avec finir “en dette”. La meilleure approche consiste à calibrer trois paramètres : distance, vitesse et poids porté. Pour débuter, commencer par 8 à 10 km en marche confortable avec un sac léger est souvent plus intelligent que viser trop haut. On construit ainsi une base, puis on augmente progressivement.
Pour une perte de poids durable, l’ennemi n’est pas l’effort, c’est l’irrégularité. Si votre objectif est de dépenser davantage, augmentez d’abord la durée hebdomadaire de marche, puis seulement l’intensité. C’est aussi là que le MET aide : on sait si l’on est plutôt sur une sortie type MET 6 ou une sortie chargée à MET 7, et on planifie en conséquence.
Pour cadrer la préparation globale (équipement, progression, sécurité), ce guide pour préparer un trek apporte une méthode claire, utile même pour des sorties à la journée.
Choisir un terrain à dénivelé modéré pour allier dépense et gestion de la fatigue
Le dénivelé est efficace, mais il se dose. Un terrain à dénivelé modéré augmente les calories sans créer une fatigue excessive, surtout si vous voulez enchaîner plusieurs sorties. Une stratégie qui marche bien : monter “au train”, sans s’asphyxier, puis descendre proprement, en gardant une cadence maîtrisée pour préserver les articulations.
Dans ce cadre, les bâtons peuvent être un vrai outil : ils répartissent une partie de la charge, améliorent l’équilibre, et aident à garder une marche fluide. Le but est de maintenir une intensité stable plutôt que de faire des à-coups. Sur le plan du MET, vous restez dans une zone efficace, avec un effort soutenable.
En pratique, on sort plus souvent quand la sortie “passe bien”. Et c’est là que la somme des calories brûlées sur un mois devient vraiment intéressante.
Favoriser la régularité et la progression pour un impact durable
La régularité est le multiplicateur le plus sous-estimé. Deux randonnées modérées par semaine, c’est déjà un volume solide de marche qui fait progresser. Ensuite, on ajoute des paliers : +30 minutes, un peu plus de dénivelé, ou un poids de sac légèrement supérieur, sans chercher l’exploit.
Pour garder la motivation, l’idée est d’associer objectif et plaisir : un point de vue, une boucle variée, une sortie conviviale. Les chiffres suivent. Si vous préparez une itinérance plus longue, ce dossier sur le trek longue durée rappelle ce que cela demande en énergie, en organisation et en récupération.
La progression durable, c’est accepter de rester “un peu facile” au début pour devenir vraiment solide ensuite. C’est la meilleure manière d’augmenter les calories sur l’année sans augmenter les blessures.
À retenir : augmentez d’abord la fréquence de marche, puis l’intensité et le poids porté, car la régularité produit plus de résultats que la sortie héroïque.
Exemples concrets et outils numériques pour calculer votre dépense calorique en trek
Tableaux types des calories brûlées selon poids, durée et sac à dos
Les tableaux ci-dessous donnent des repères en utilisant la formule MET x poids x durée. Ils simplifient la décision : faut-il prévoir un en-cas de plus, ou viser une boucle plus courte ? Gardez en tête que le terrain, le froid et le dénivelé peuvent faire varier les calories, parfois nettement.
Poids (kg) | Durée (h) | Randonnée sans charge (MET 6) | Randonnée avec charge (MET 7) |
|---|---|---|---|
60 | 3 | 1080 calories | 1260 calories |
70 | 5 | 2100 calories | 2450 calories |
80 | 6 | 2880 calories | 3360 calories |
Calcul détaillé pour une journée type de randonnée
Imaginons une journée de randonnée en terrain vallonné : 6 h de marche effective, un poids de 75 kg, un sac de 7 kg, météo fraîche. On part sur MET 7 (charge), soit 7 x 75 x 6 = 3150 calories. Ajoutez un surcoût “froid” : +100 calories/h sur 6 h, soit +600 calories. On arrive à environ 3750 calories, sans même compter des sections très raides qui pourraient majorer encore.
Ce type de calcul change la stratégie : on comprend pourquoi un simple sandwich peut être insuffisant, et pourquoi l’intensité s’effondre si l’on tarde à s’alimenter. C’est aussi un bon rappel : un déficit trop agressif peut se payer en fatigue, surtout si on enchaîne.
Ce que ça change concrètement : une journée “normale” dehors peut déjà être une grosse journée de calories, même sans courir.
Formule simple pour estimer sa propre dépense énergétique
Retenez cette base : calories ≈ MET x poids (kg) x durée (h). Choisissez MET 6 pour une randonnée sans charge, MET 7 si vous portez un sac. Puis ajustez si nécessaire : froid (+100 calories/h), dénivelé important (+10% à +25% selon l’effort ressenti), terrain technique (+5% à +15%).
Facteur | Effet probable sur les calories | Exemple concret |
|---|---|---|
Froid / vent | +100 calories par heure | Sortie à 5°C avec vent régulier |
Dénivelé marqué | +10% à +25% | Montées longues, descentes techniques |
Terrain instable | +5% à +15% | Pierrier, sable, boue, neige molle |
Utilisation d’outils digitaux pour personnaliser son suivi et sa motivation
Les montres GPS et applications donnent des estimations de calories parfois différentes de la formule au MET, car elles intègrent fréquence cardiaque, vitesse et parfois altitude. L’idéal est d’utiliser les deux logiques : le MET pour planifier, l’outil digital pour observer les tendances. Sur plusieurs sorties, vous repérez ce qui fait vraiment monter la dépense énergétique : le poids du sac, le dénivelé, ou simplement une intensité mieux tenue.
Cette personnalisation peut aussi guider l’équipement. Par exemple, un sac plus stable ou des chaussures plus adaptées réduisent la fatigue parasite et permettent de garder un rythme constant, donc un coût calorique élevé mais mieux toléré. Si vous cherchez une base de matériel selon votre profil, ces listes sont utiles : matériel trek 4 semaines homme et matériel trek 4 semaines femme.
Section recommandations sur les guides de choix (3 profils acheteurs) : pour optimiser la marche et limiter la fatigue, nous conseillons de choisir en priorité une chaussure stable et un portage confortable. Petit budget : privilégier une chaussure de randonnée d’entrée de gamme avec semelle correcte et un sac simple mais bien ajusté, en gardant le poids transporté bas. Rapport qualité-prix : viser des bâtons fiables, un sac avec vraie ceinture ventrale et une chaussure polyvalente, afin de soutenir une intensité régulière sans surcoût d’effort. Haut de gamme : investir dans une chaussure technique durable et un sac ultraconfort, ce qui améliore la posture et la tolérance sur de longues heures, donc le total de calories sur la semaine.
L’outil numérique ne remplace pas l’écoute du corps, il la structure. Quand on relie terrain, MET, poids et sensations, on progresse plus vite et on garde du plaisir.
À retenir : combinez une estimation au MET pour planifier vos calories et un suivi digital pour affiner, puis ajustez équipement et rythme pour tenir l’intensité sans subir.
Le MET 6 et le MET 7 sont-ils fiables pour toutes les randonnées ?
Ce sont des repères pratiques : MET 6 correspond souvent à une randonnée sans charge et MET 7 à une randonnée avec charge. La réalité varie selon le poids, l’intensité, le terrain, l’altitude, le froid et le sac à dos. Utilisez-les pour planifier, puis ajustez avec votre ressenti et, si vous en avez, les données de fréquence cardiaque.
Combien de calories peut-on brûler sur une journée complète de marche en trek ?
Selon notre analyse, une journée peut se situer entre 2500 et 5000 calories, parfois plus si le dénivelé est fort, si le poids porté augmente, ou si les conditions froides ajoutent environ +100 calories par heure. Ce sont des estimations, à moduler selon votre condition et l’intensité réelle.
Faut-il charger lourd pour brûler plus de calories ?
Non, l’objectif est de brûler plus sans augmenter le risque de blessure. Un sac raisonnable (souvent 5 à 7 kg pour une sortie à la journée) augmente déjà les calories via un MET plus élevé, tout en gardant une marche propre. Mieux vaut progresser sur la régularité et le dénivelé modéré que sur la surcharge.
Que manger pour tenir l’intensité sans coup de pompe ?
Les glucides sont le carburant principal pour soutenir l’effort en randonnée, surtout si le rythme est soutenu. Ajoutez des lipides pour la durée et prévoyez un apport en protéines pour la récupération. Pendant la marche, fractionnez les apports (petites quantités régulières) et hydratez-vous même sans soif.
Randonnée ou course : qu’est-ce qui aide le plus pour la perte de poids ?
La course peut brûler beaucoup de calories par heure, mais la randonnée est souvent plus facile à tenir longtemps et à répéter chaque semaine, ce qui compte énormément pour la perte de poids. Une marche régulière, avec intensité maîtrisée et alimentation cohérente, donne souvent de meilleurs résultats sur la durée qu’un effort ponctuel trop intense.
